Pour assurer un réchauffement climatique à moins de 2 degrés (accord de Paris), les entreprises doivent s’engager dans une trajectoire idéale de neutralité carbone d’ici 2050. D’ailleurs, afin d’y parvenir, elles doivent réduire de 55% de leur empreinte carbone avant 2030.

Cet article présente une liste non exhaustive des pistes d’action possible afin de réduire l’empreinte carbone d’une entreprise. Un plan d’action bien construit est personnel à une organisation et reflète aussi ces postes d’émission important de son bilan carbone.

Réduire votre consommation d’électricité pour réduire ôté empreinte carbone

Réduire sa consommation n’est pas chose facile, néanmoins certaines actions simples vous permettront de réduire facilement votre consommation d’électricité.  

Comment réduire sa consommation d’énergie pour les activités de bureau ? Voici quelques exemples d’actions que vous pouvez effectuer au sein de votre entreprise :  

  • Choisir un fournisseur d’électricité renouvelable – voici quelques exemples : Vattenfall, Ekwateur ou encore Ovo Energy  
  • Réduire le chauffage selon la saison peut vous faire économiser en électricité et faire diminuer votre empreinte carbone : 1°C représente 7% de consommation d’énergie en moins.  
  • Eteindre vos appareils le week-end et les vacances scolaires : Éteindre les appareils électriques peut permettre d’économiser jusqu’à 10 % de la facture d’électricité et de préserver ainsi le matériel.  
  • Mettre vos appareils numériques en veille durant vos pauses ou vos réunions
  • Privilégier des appareils économes et bas-carbone 

Ces petits gestes du quotidien permettent d’éviter de gaspiller les ressources énergétiques et de réduire vos émissions de GES.  

Sobriété énergétique - Mobeetip
Vers un plan de sobriété énergétique. Source : Shridhar Gupta sur Unsplash

Construire un plan de mobilité au sein de votre entreprise  

Selon l’enquête nationale sur la Mobilité et les Modes de Vie, un employé d’entreprise consacre en moyenne 5 heures de trajet par semaine pour aller sur son lieu de travail, mais aussi un Français sur 5 résidant à moins de 9 kilomètres de son travail utilise uniquement sa voiture pour s’y rendre. 

Réduire les émissions CO2 de votre entreprise passe aussi par vos collaborateurs et leurs déplacements domicile-travail.  

Pour réduire vos émissions de gaz à effet de serre, il est primordial de revoir votre mobilité au sein de votre entreprise, et pour cela, l’utilisation de la mobilité douce et verte qui génèrent peu d’émissions de CO2 en entreprise, est à privilégier. 

Voici quelques exemples :  

  • La marche 
  • Le covoiturage (à travers des plateformes comme karos, klaxit ou citygo) 
  • Les transports en commun 
  • Le vélo ou la trottinette électrique de fonction (Zenride ou Azfalte) 
  • Flote de voiture électrique (ou de voiture Gazelle tech) 
  • Limiter les déplacements en avion 

Favoriser le télétravail et les visio-conférences apparaît comme une solution idéale pour réduire la fréquence de ces déplacements.  

En proposant à vos salariés de faire du télétravail, vous pouvez limiter les émissions de CO2 associées au transport.

Diminuer votre pollution numérique afin de diminuer votre empreinte carbone

Dans un futur proche, internet deviendra la première source mondiale de pollution. Il ne faut pas oublier que les émissions de CO2, internet pollue 1,5 fois plus que le transport aérien.  

50% des gaz à effet de serre produits par internet proviennent de l’utilisateur. La seconde moitié est divisée entre le réseau et les data centers.  

Réduire son empreinte carbone passe aussi par la réduction de votre empreinte numérique.

Mais comment diminuer votre pollution numérique ?

Quelques gestes simples qui peuvent être adoptés pour réduire les émissions de GES au bureau :  

  • Privilégier les messageries instantanées pour des échanges brefs et rapides.  
  • Faire le tri régulièrement dans votre boîte mail 
  • Éviter les signatures et les visuels à la fin d’un e-mail 
  • Réduire le nombre d’e-mails envoyés, en enlevant l’option automatique “répondre à tous”, et oui, ça pollue énormément.  
  • Utiliser des sites comme FileVert pour transférer des fichiers de manière éco-responsable.  
  • Favoriser une impression économe : éviter les aplats de couleurs coûteux en encre, limiter le nombre de pages…  
  • Se désabonner de certaines newsletters non-indispensables  

En voilà d’autres…

  • Limiter le nombre d’onglets ouverts, car chacun consomme de l’énergie. 
  • Limiter le stockage en ligne (sur le cloud)
  • Opter pour des forfaits téléphoniques limités : Prixtel ou mint-mobile 
  • Acheter du matériel informatique reconditionné
  • Utiliser des outils numériques responsables : par exemple Kmeet ou des outils Open source, à la place de la suite google ou Microsoft teams 
  • Utiliser des moteurs de recherches responsables : comme Ecosia qui plante des arbres à chaque recherche, ou Lilo un moteur de recherche français et solidaire. 

Ce sont des petits gestes, mais qui peuvent avoir un véritable impact, et pas seulement sur la planète. Moins de mails, d’appareils, de sollicitations, de documents, c’est aussi plus de sérénité au travail.  

Trier mieux vos déchets (même au bureau) 

Plus de 13 millions de Français travaillent dans des bureaux, soit 46% de la population active. La plupart des salariés passe en moyenne 200 jours par an, et produit entre 120 et 140 kg de déchets sur son lieu de travail selon l’ADEME.  

Face aux pollutions et à la pression exercée par nos modes de consommation sur les ressources naturelles, il est devenu impératif de réduire notre production de déchets dans tous les moments de notre vie et donc au travail. 

Pour réduire les déchets en entreprise, vous pouvez :  

  • Réfléchir à votre stratégie d’emballage 
  • Réfléchir à comment réutiliser certains déchets pour un autre usage  
  • Recycler vos anciens appareils électroniques dans des entreprises de reconditionnement  
  • Favoriser le numérique éco-responsable au papier  
  • Adopter un nouveau comportement : acheter avec parcimonie ou en seconde main 
  • Sensibiliser le personnel à la gestion des déchets 
  • Travailler avec une entreprise de l’économie sociale et solidaire sur la gestion de vos déchets : comme Lemon Tri, qui s’occupera de la meilleure gestion possible pour réduire l’empreinte environnementale de vos déchets.

Sensibiliser vos parties prenantes 

Sensibiliser vos parties prenantes est autant une manière de valoriser votre démarche bas-carbone que de réduire potentiellement l’empreinte carbone de votre chaîne de valeur, et ainsi réduire votre propre empreinte carbone. A ce titre, plusieurs catégories de parties prenantes peuvent être visées : 

  • Vos collaborateurs :  
  • A travers des défis ludiques, il est possible de sensibiliser vos collaborateurs à leurs gestes au quotidien et réduire ainsi l’empreinte carbone de l’entreprise. Mobeetip propose également des défis mesurés et déclaratifs sur plusieurs thématiques (mobilité, numérique…) directement en lien avec votre Bilan Carbone.  
  • Il est également possible d’organiser pour vos collaborateurs des ateliers de sensibilisation (type fresque du climat, fresque du numérique, atelier 2 tonnes…) 
  • Inscrire votre entreprise à des newsletter sur les sujets énergies – climat
  • Vos fournisseurs : en demandant à vos fournisseurs leur Bilan GES, Bilan Carbone ou Analyse de Cycle de Vie de leurs produits, vous les poussez à s’engager eux-mêmes dans une démarche bas-carbone et ainsi à prendre conscience de leur poids sur l’environnement.  
  • Vos clients : d’après l’INSEE, l’environnement est la préoccupation principale de 13% des femmes et 15% des hommes (données 2019). Valoriser votre démarche sur vos produits permet donc aux clients de faire des achats responsables en toute transparence. 

Réduire l’empreinte carbone de toutes vos parties prenantes c’est un biais fort pour réduire votre propre empreinte carbone, souvent directement lié à votre chaîne de valeur. 

Revoir votre stratégie d’achat pour un meilleur bilan carbone

Un achat responsable est un achat de bien ou de services répondant aux piliers du développement durable (économie, écologie, sociale). Ils peuvent être classifié en 3 catégories : 

  • Un achat vert : respectant l’environnement (produit recyclé ou recyclable, éco-conçu) 
  • Un achat équitable : provenant du commerce équitable, qui prend en compte le respect des droits de l’homme dans sa production 
  • Un achat solidaire : qui prend en compte des besoins sociétaux, ou qui permet de soutenir un producteur local, ou des emplois de jeunes en réinsertion 

Un produit qui respecte l’écoresponsabilité est compatible avec les norme ISO 24000, ISO 16000, ISO 14001 ou l’écolabel Européen.  

Par exemple, une stratégie d’achat responsable prend en compte les aspects de développement durable dans tous les produits achetés, que ce soit des achats stratégiques de production , des achats stratégiques hors production ou d’autres achats (mobiliers, fournitures de bureau…). 

Pour cela, certaines solutions existent : 

  • Achats d’occasions ou de seconde main : pour le matériel informatique (blackmarket) ou pour le mobilier (Revisit) 
  • Acheter une fonction plus qu’un produit : exemple de Michelin qui vends l’utilisation d’un pneu increvable à la place d’un pneu en soit pour le transport de fret, ou bien un service de voiture partagée à la place d’acheter une flotte de véhicule. Cela permet d’augmenter la durée de vie des produits et de limiter vos déchets 
  • Label pour les matières premières : par exemple des labels forêt durable pour les achats de bois 
  • Acheter local ou artisanal : par exemple pour des fournitures de bureau, du matériel électroménager, ou de l’alimentation 
  • Utiliser un organisme d’achat groupé : afin de limiter l’usage de transport de fret pour un achat (exemple : le cèdre) 
  • Inscrire son organisation dans une banque éthique 

Il est évident que toutes les matières premières (par exemple) ne peuvent pas provenir de commerce équitable français, mais chaque achat est une émission carbone qu’il se doit donc d’être réfléchit en amont. 

Revoir votre stratégie d’investissement 

Pour les investissements corporels (bâtiment, machine, véhicule, terrain), certaines pistes de réflexions peuvent être abordées, à savoir que : 

  • Le choix de l’emplacement d’une usine ou d’un espace de travail de l’organisation guidera les moyens de transport pour les déplacements domicile-travail ou pour les déplacements clients de vos collaborateurs. C’est un poste d’émission qui peut être conséquent pour une organisation, il est donc mieux par exemple de situer ses bureaux en ville. 
  • L’artificialisation d’un sol pour la construction d’un bâtiment peut avoir un impact carbone important, il est donc plus écologique d’acheter un bâtiment existant ou de construire sur un terrain déjà artificialisé 
  • L’isolation d’un bâtiment peut permettre des économies d’énergie et de climatisation 
  • Le choix de véhicules électriques à la place de véhicules thermiques permet de réduire l’empreinte carbone de votre entreprise 
  • L’achat de machines, de véhicules et autres appareils d’occasion permet de réduire considérablement leurs empreintes carbones. 
  • Il vaut mieux acheter un véhicule électrique que thermique 
  • La durée de vie d’une immobilisation est importante : plus sa durée de vie rallonge, moins son impact sur l’environnement lors de sa fabrication est important.

Tourner le business plan autour de l’économie circulaire 

Notre économie actuelle est linéaire : on récupère des ressources naturelles, on les transforme, on les utilise, on jette des déchets. Cette économie n’est pas viable sur le long terme, il est donc important d’adapter son économie à l’augmentation actuelle des prix de matières premières et aux surplus actuels de déchets. L’économie circulaire consiste à produire des biens et services de manière durable, en limitant les quantités de ressources naturelles nécessaire et la production de déchets.  

Cette économie repose sur 3 domaines distinct sur lesquelles peuvent s’appuyer un business plan : 

  • L’offre des acteurs économiques 
  • Achat durable : des achats verts, équitables et solidaires (voir plus haut dans l’article) 
  • L’éco-conception : 80% de l’empreinte carbone d’un produit ou d’un service est définis au moment de sa conception (augmentation de la durée de vie, utilisation de matériaux recyclables et recyclés, un produit léger, réparable qui consomme peu d’énergie) 
  • L’écologie industrielle et territoriale : créer des synergies avec ces parties prenantes et son territoire pour que les déchets des uns soient des matières premières pour les autres, ou pour grouper les achats, ou pour faire des achats collaboratifs 
  • L’économie de la fonctionnalité : vendre une fonction plutôt d’un produit, ce qui permets d’augmenter la durée de vie d’un produit 
  • La demande et les comportements des consommateurs 
  • La consommation responsable : acheter d’occasion, acheter moins, faire un achat collaboratif (par exemple un véhicule pour plusieurs entreprises) 
  • Allongement de la durée d’usage : via le réemploi, la réparation et la réutilisation 
  • La gestion des déchets 
  • Le recyclage 

Chaque décision de conception, d’achats, d’organisation d’une organisation est source d’émission carbone. Face aux enjeux environnementaux et climatiques auxquels nous sommes confrontés, nous avons le pouvoir d’être acteur, mais aussi initiateur ou prescripteur pour réduire les répercussions sur l’environnement. Tout en adoptant des gestes et des comportements simples à mettre en œuvre au bureau. 


 Vous souhaitez faire votre bilan carbone au sein de votre entreprise, et mettre en place des actions pour être plus engagé et responsable ? Chez Mobeetip, nous vous accompagnons dans la réalisation de votre Bilan Carbone. 

Contactez-nous !  

Pour aller plus loin :